Lors d'un discours organisé par Reuters, le gouverneur Christopher Waller a indiqué qu'il soutiendrait le maintien des taux tant que la trajectoire de l'inflation progresserait vers l'objectif de 2%, mais qu'il envisagerait de voter pour une hausse si l'inflation repartait à la hausse. Sa position place au centre de l'attention le rapport du CPI d'août publié le 11 septembre, qui pourrait influer directement sur les intentions de vote pour la réunion des 15 et 16 septembre.
L'article rappelle que l'indice des prix à la consommation avait rebondi depuis le début du conflit au Moyen-Orient et la montée des coûts énergétiques, mais qu'il a légèrement ralenti en juillet pour s'établir à 3,4% en glissement annuel. La Fed n'a pas modifié sa fourchette de taux directeurs (3,50-3,75%) depuis décembre 2025 selon le texte, bien que l'article mentionne également un arrêt des hausses depuis l'été 2023, reflétant une confusion des références temporelles dans le compte rendu.
Sur les douze votants de la Fed, trois avaient déjà plaidé pour un resserrement à la réunion de juillet et entendent faire de même en septembre; la question reste le nombre d'autres responsables qui les rejoindront. John Williams, président de la Fed de New York et voix influente, a pour sa part prôné la patience, estimant qu'il n'est pas encore clair si la politique actuelle suffira à ramener l'inflation à l'objectif sur un à deux ans.
Les marchés sont divisés: l'outil CME FedWatch montre une répartition quasi-égale entre ceux qui anticipent un statu quo et ceux qui misent sur une hausse en septembre, plaçant les publications de données à court terme au centre des préoccupations des investisseurs.
