Le CAC 40 a terminé vendredi presque à l’équilibre, en recul de seulement 0,04 %, mais ce résultat suffit à interrompre une séquence rare de six semaines consécutives de baisse. L’indice parisien gagne 0,16 % sur la semaine après avoir perdu 7,46 % au cours des six semaines précédentes.

Selon les données historiques rappelées par Zonebourse, le CAC 40 n’avait connu que cinq autres séries de six semaines de baisse depuis 1988. Une séquence de sept semaines avait été observée en 1994 et une de onze semaines en 1998. La fin de la série ne constitue pas en elle-même un signal de retournement, mais elle montre une stabilisation après une longue phase de pression.

Vendredi, la détente du pétrole a aidé les actifs cycliques. À la clôture européenne, le WTI reculait de 0,67 % à 94,08 dollars et le Brent de 0,44 % à 106,30 dollars. TotalEnergies a perdu 1,31 %, tandis qu’Air France-KLM, bénéficiaire potentiel d’un carburant moins cher, a gagné 2,05 %.

Le marché obligataire reste cependant un point de vigilance. Les rendements français et allemands à dix ans se sont légèrement détendus, mais le Treasury américain à dix ans a touché 5,242 % au plus haut. Cette tension mondiale sur les taux continue de limiter les valorisations. Pour que la stabilisation du CAC 40 devienne plus durable, il faudrait donc que la détente des matières premières s’accompagne aussi d’un apaisement des rendements et d’une amélioration des perspectives bénéficiaires.