L’activité manufacturière française a ralenti en septembre, mais moins fortement qu’anticipé. L’indice PMI S&P Global et HCOB définitif s’est établi à 50,6, contre 51,1 en août et une première estimation à 50,3.
Un indice supérieur à 50 signale une expansion de l’activité, tandis qu’un niveau inférieur à 50 correspond à une contraction. Le secteur manufacturier français reste donc de peu en territoire de croissance.
Les détails de l’enquête sont toutefois contrastés. La production industrielle a augmenté, mais les nouvelles commandes ont reculé pour un cinquième mois consécutif. Cette divergence pose la question de la durabilité de l’expansion actuelle si la demande ne se redresse pas.
Les entreprises restent également confrontées à des pressions inflationnistes et à un environnement marqué par les tensions énergétiques et le durcissement des conditions financières. Pour les marchés, la lecture est donc double : l’activité résiste mieux que prévu à court terme, mais les indicateurs avancés de demande demeurent fragiles. Les prochaines enquêtes PMI permettront de déterminer si le secteur peut rester durablement au-dessus du seuil de 50.
