GL events rehausse ses ambitions pour 2026 après un troisième trimestre marqué par une forte progression de l’activité. Le groupe spécialisé dans l’événementiel vise désormais une croissance supérieure à 10 % à taux de change et périmètre constants. Il anticipe également une hausse de son résultat opérationnel et maintient un programme d’investissement d’environ 80 millions d’euros.

Le chiffre d’affaires trimestriel a atteint 415,9 millions d’euros, en progression de 44,3 % en données publiées et de 43,1 % à taux de change constants. Sur les neuf premiers mois de l’année, les revenus s’élèvent à 1,3822 milliard d’euros, soit une croissance de 17,4 % en données publiées et de 19,4 % à taux de change constants.

La composition de cette croissance reste contrastée. L’activité Live, qui couvre les événements d’entreprise, institutionnels et sportifs, progresse de 25,1 % sur neuf mois. Venues, qui regroupe les centres de congrès, parcs d’expositions et salles de spectacles, avance de 23,9 %. Ces deux pôles compensent largement le recul de 19,3 % d’Exhibitions, consacré aux salons propriétaires.

Le groupe met en avant plusieurs opérations internationales et françaises, dont ses engagements pour les Jeux asiatiques d’Aichi-Nagoya, la programmation du Stade de France et des prestations réalisées lors de la venue du pape Léon XIV en France. Ces références soutiennent la visibilité commerciale des activités Live et Venues, actuellement moteurs de l’ensemble.

Pour les investisseurs, le relèvement de l’objectif organique constitue le signal principal. Il devra cependant s’accompagner d’une amélioration effective du résultat opérationnel, car la croissance du chiffre d’affaires ne suffit pas à elle seule à garantir une création de valeur. Le programme de dépenses d’investissement de 80 millions d’euros doit également être comparé aux flux de trésorerie générés.

La faiblesse d’Exhibitions reste le point de vigilance. La diversification du modèle protège aujourd’hui la trajectoire consolidée, mais la durabilité de la croissance dépendra de la capacité des pôles les plus dynamiques à conserver leur rythme et à compenser les activités en retrait.