Grolleau a publié des comptes semestriels en forte amélioration, portés par les activités Télécoms & Data et Énergie & Industrie. Au 30 juin 2026, le chiffre d’affaires consolidé atteint 28,6 millions d’euros, contre 24,6 millions un an plus tôt en données pro forma, soit une croissance de 16,3 %.
La progression de l’activité s’accompagne d’un levier opérationnel marqué. La marge sur coûts d’achats reste presque stable à 51,9 %, tandis que les charges courantes augmentent moins vite que les revenus. Les charges externes représentent 14,6 % du chiffre d’affaires, contre 15,5 % un an auparavant, notamment grâce aux économies liées à la fermeture de la filiale mexicaine. Les charges de personnel passent de 34 % à 31,5 % des ventes.
L’excédent brut d’exploitation s’établit ainsi à 1,65 million d’euros, contre 0,54 million en pro forma au premier semestre 2025. La marge d’EBE atteint 5,8 %, en amélioration de 3,6 points. Le résultat d’exploitation redevient positif à 1,35 million d’euros. Il bénéficie toutefois d’un produit de 0,7 million lié à l’abandon de pénalités et d’indemnités de retard sur d’anciennes dettes fiscales et sociales d’OMP. Cette contribution non récurrente doit être isolée dans l’analyse de la performance sous-jacente.
Le résultat net ressort à 1,3 million d’euros, après une perte pro forma de 1,6 million un an plus tôt. La génération de trésorerie constitue un autre signal favorable. Les flux issus de l’activité atteignent 1,3 million d’euros et le flux de trésorerie disponible est positif de 0,9 million. Avec 4,9 millions d’euros de liquidités et 4,2 millions de dettes financières brutes, le groupe affiche désormais une trésorerie nette positive de 0,7 million.
Pour l’investisseur, le redressement de la marge, le retour aux bénéfices et l’assainissement financier renforcent la crédibilité du dossier. La prudence reste néanmoins nécessaire. Le carnet de commandes recule à 18,4 millions d’euros au 30 septembre, contre 21 millions un an plus tôt. Les volumes d’un contrat dans l’énergie doivent diminuer et l’activité Smart City reste attendue en fort repli.
Grolleau anticipe seulement une légère croissance annuelle du chiffre d’affaires et un EBE du second semestre comparable à celui du premier. L’enjeu principal sera donc de confirmer en 2027 que l’amélioration des résultats ne dépend ni d’éléments exceptionnels ni de contrats appelés à ralentir.


