Dans un discours télévisé, Massoud Pezeshkian a admis que l'Iran subit de graves tensions sociales et économiques et assuré que les autorités tentent d'empêcher une aggravation de la situation. Il a replacé ces difficultés dans le cadre d'une confrontation globale, qualifiant la posture américaine de tentative d'imposer « les sanctions les plus écrasantes » pour déstabiliser le pays.

Le président a décrit la situation comme une « guerre totale » sur les plans économique, militaire et sécuritaire, une formulation destinée à légitimer des mesures de riposte et de résilience interne. Ses propos font écho à six mois d'escalade depuis le début du conflit régional, marqués par une intensification des pressions extérieures et d'une rhétorique belliciste entre Téhéran et Washington.

Le rappel des vagues de protestation qui ont secoué l'Iran ces dernières années met en lumière le lien entre la dégradation du niveau de vie — inflation, baisse du pouvoir d'achat, chômage — et la contestation politique. Le mouvement de décembre, né d'une hausse du coût de la vie, s'est transformé en une vague anti-pouvoir; les autorités font état de plus de 3 000 morts, tandis que des organisations extérieures dénoncent une répression meurtrière.

Pezeshkian a insisté sur les priorités économiques gouvernementales: lutter contre l'inflation, réduire les difficultés de subsistance et le chômage, et garantir un avenir « digne » pour la population. Le discours vise à rassurer l'opinion publique interne tout en adressant un message ferme à l'international sur la capacité de résistance du régime face aux sanctions et aux accusations étrangères.