Le ministère des Affaires étrangères iranien a dénoncé comme illégale la décision française d’expulser deux diplomates iraniens. L’annonce de la France intervenait après que l’Iran a indiqué ne pas autoriser le retour sur son sol de deux diplomates français brièvement détenus en juillet, une mesure justifiée par Téhéran comme liée à une action en justice.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole iranien Esmaïl Baghaï a affirmé que la riposte française ne favorisait en rien l’amélioration des relations bilatérales et présentait cette expulsion comme une réponse inappropriée à une démarche judiciaire iranienne. Le contexte initial tient à l’épisode de juillet : deux diplomates français avaient été brièvement arrêtés à Téhéran, les autorités françaises dénonçant une intimidation et affirmant qu’un des agents avait été molesté.
Téhéran a nié ces allégations d’agression, expliquant que les représentants français avaient seulement été interrogés après avoir participé à une réunion avec des personnes recherchées par les autorités. Le ministère du Renseignement iranien a, pour sa part, accusé la France d’un projet d’influence en Iran visant à préparer des actions contre l’indépendance du pays.
En réaction immédiate, le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, avait annoncé l’expulsion, précisant qu’elle serait mise en œuvre dans les jours à venir. Le dossier illustre une escalade diplomatique bilatérale où chaque camp invoque soit la légalité de ses actes, soit la sécurité de ses agents, sans consensus sur les faits rapportés.


