L’agence maritime britannique UKMTO a signalé dans la nuit qu’un navire ayant transité dans le détroit d’Ormuz a été atteint par un « projectile inconnu ». L’impact a provoqué un incendie à bord qui a néanmoins été éteint, et l’agence précise que l’équipage est sain et sauf. Aucune information n’a été fournie sur la nationalité du navire ni sur son sens de circulation.

Les attaques contre des bâtiments passant par le détroit d’Ormuz se répètent depuis le 28 février, date du lancement d’une offensive attribuée par le texte à une action israélo-américaine contre l’Iran. La République islamique affirme contrôler cette voie stratégique, tandis que les États-Unis ont annoncé un renforcement de la pression économique sur Téhéran, notamment via un nouveau train de sanctions en début de semaine.

Sur le plan diplomatique, Cheikh Mohammed ben Abdoulrahman al Thani, Premier ministre du Qatar, doit se rendre à Téhéran pour rencontrer des responsables iraniens et tenter de relancer les efforts de désescalade. Le Qatar a déjà joué un rôle de médiateur dans les pourparlers entre Washington et Téhéran et avait participé aux discussions menant au protocole d’accord signé entre les deux pays en juin.

Parallèlement, les forces armées iraniennes ont annoncé que plusieurs médias en persan basés à l’étranger — dont BBC Persian, Iran International et Radio Farda — figurent désormais sur une « liste des cibles militaires ». Le porte-parole militaire Abolfazl Shekarchi accuse ces médias d’être « les soldats du sionisme et des États-Unis » et de collaborer avec les services de renseignement, rappelant que certaines de ces chaînes avaient déjà été classées comme organisations terroristes par Téhéran en 2022.

L’ensemble de ces éléments illustre la double dynamique actuelle : une friction militaire persistante dans un couloir maritime vital et des tensions politiques et médiatiques qui compliquent toute sortie de crise par la voie diplomatique.