À Washington, l’administration américaine a présenté un dispositif visant à « couper toutes les ressources économiques » de l’Iran en ciblant non seulement le pays, mais aussi ses partenaires commerciaux par des sanctions dites secondaires. Le ministre des Finances a indiqué que ces mesures porteraient sur des secteurs clés : or, technologies, actifs numériques, aviation et transport maritime, sans préciser le calendrier ni les cibles nationales potentielles.
La stratégie américaine s’accompagne d’un avertissement explicite aux États qui maintiendraient des relations économiques avec Téhéran : ne pas participer aux sanctions entraînera un partage de l’isolement, y compris la menace d’exclusion du système dollar. Le secrétaire à la Défense a indiqué que la pression économique maximale n’exclut pas des actions militaires si nécessaire, montrant une approche combinée diplomatique, économique et potentiellement militaire.
Du côté iranien, les autorités minimisent l’effet attendu et annoncent un « plan sur deux ans » pour contrer les nouvelles mesures. Le président iranien reconnaît toutefois des difficultés économiques graves : inflation en forte hausse et effondrement du rial. Les indicateurs publiés montrent une inflation en très nette accélération et une perte importante de valeur de la monnaie nationale depuis le déclenchement du conflit.
Le commerce énergétique iranien est déjà perturbé : les exportations pétrolières seraient tombées de deux millions de barils par jour avant la guerre à environ 0,4 million mi-août, selon un suivi maritime. Parallèlement, le détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran depuis plusieurs mois, contribuant à la hausse des cours du pétrole et à des tensions régionales accrues. Des discussions entre Téhéran et Oman sur le franchissement du détroit sont en cours, et un responsable omanais est attendu à Téhéran imminemment.

