Le marché immobilier francilien a retrouvé davantage d’activité au printemps 2026. Entre avril et juin, 31 750 ventes de maisons et d’appartements ont été enregistrées à Paris et en Île-de-France, soit une hausse de 10 % sur un an. Cette amélioration ne dessine toutefois pas encore une reprise solide.
Les avant-contrats étudiés par les notaires signalent un ralentissement durant l’été, à Paris comme dans d’autres régions. L’inflation, les incertitudes économiques et fiscales ainsi que la hausse des taux d’intérêt conduisent une partie des ménages à différer leur projet. Le coût du crédit reste donc un facteur déterminant pour la suite de l’année.
À Paris, le prix médian ressort autour de 9 500 euros par mètre carré, en hausse de 0,6 % sur un an. Cette stabilité moyenne masque de fortes disparités. Le quartier de Stalingrad, dans le 19e arrondissement, se situe autour de 7 500 euros par mètre carré, contre environ 14 000 euros dans le quartier Odéon, dans le 6e.
La tension locative demeure élevée, notamment pour les étudiants et les jeunes actifs. Parmi les pistes évoquées figurent la production de logements abordables, la transformation de bureaux vacants, le développement des foncières locales et le bail réel solidaire. À court terme, la trajectoire des taux de crédit et la confiance des ménages seront essentielles pour confirmer ou non le redressement des volumes.


