Après plusieurs années de correction, le marché immobilier français commence à présenter un visage différent.

Pour un acheteur, la baisse des prix n’est pas seulement une mauvaise nouvelle pour les propriétaires vendeurs. Elle peut aussi restaurer progressivement des niveaux de rentabilité devenus difficiles à atteindre lorsque les prix étaient au plus haut.

Le phénomène est toutefois très inégal.

Les logements énergivores, certaines résidences secondaires ou encore les biens issus de successions peuvent subir des décotes beaucoup plus importantes que la moyenne du marché.

Cette situation redonne du pouvoir de négociation aux acquéreurs.

Un logement affiché avec une forte décote n’est cependant pas automatiquement une bonne affaire. Le coût des travaux, la fiscalité, les charges de copropriété, le niveau du loyer et la liquidité future doivent être intégrés au calcul.

Le changement majeur vient surtout du rapport de force.

Lorsque les délais de vente s’allongent et que certains vendeurs deviennent plus pressés, le prix affiché perd une partie de son importance. Le prix réellement négocié devient déterminant.

Pour un investisseur immobilier, la création de valeur peut donc commencer dès l’achat.

La bonne question n’est plus seulement : combien ce logement pourra-t-il valoir dans dix ans ?

Elle devient : à quel prix puis-je réellement l’acheter aujourd’hui ?