Près de 16 millions d’électeurs, sur une population d’environ 36 millions d’habitants, sont appelés à élire les 395 députés de la Chambre des représentants marocaine. Les bureaux de vote sont ouverts de 8 heures à 19 heures locales et les premiers résultats sont attendus dans la soirée. Le taux de participation, en particulier chez les jeunes, fait partie des principaux éléments suivis.
La campagne s’est concentrée sur le chômage, le coût de la vie, les inégalités et la qualité des services publics. Le scrutin intervient aussi dans un climat de défiance envers la classe politique. Le futur chef du gouvernement sera issu du parti arrivé en tête et sera nommé par le roi Mohammed VI, tandis que les grandes orientations des secteurs stratégiques restent largement du ressort du monarque.
Les sondages électoraux étant interdits, il n’existe pas de mesure publique récente permettant de hiérarchiser précisément les forces en présence. La presse et certains observateurs citent notamment le Rassemblement national des indépendants, qui dirige l’actuelle coalition, ainsi que le Parti authenticité et modernité. Aziz Akhannouch a défendu le bilan du gouvernement sur la protection sociale, la santé, l’éducation et les salaires, alors que ses opposants critiquent notamment les difficultés persistantes de pouvoir d’achat et d’emploi. Les résultats devront donc être analysés à partir des chiffres officiels plutôt qu’à partir d’anticipations non vérifiables.
Les enjeux économiques dépassent le seul résultat électoral. Les prochaines décisions sur l’emploi, les aides sociales, l’éducation et la santé seront scrutées au regard des promesses de campagne. La capacité du prochain gouvernement à répondre aux attentes sociales tout en préservant les équilibres budgétaires constituera un élément important pour la confiance économique.
