Eurostat, relayé par BFMTV et Capital, rapporte une accélération de l'inflation à 3,3% sur un an en août dans la zone euro, contre 2,9% en juillet. Ce nouveau sommet depuis 2023 concerne l'ensemble des 21 pays de la zone. La hausse est essentiellement portée par l'énergie, dont les prix ont bondi de 14,3% en août (10,3% en juillet).
La répartition géographique de cette poussée montre des disparités marquées: la Lituanie (5,8%), Chypre (5,2%) et la Bulgarie (5,1%) enregistrent les hausses les plus fortes, tandis que l'Estonie (1,3%), Malte (1,9%), la Finlande (2,4%) et la France (2,7%) figurent parmi les mieux loties. Ces écarts reflètent des expositions différentes aux prix de l'énergie et aux dynamiques nationales de consommation.
Au-delà de l'énergie, les biens industriels ont aussi contribué à l'inflation, avec une hausse de 1,2% en août contre 0,9% en juillet. L'alimentation reste modérée (+1,2%), et les prix des services ont ralenti, reculant de 0,3 point à 3,0% en glissement annuel. Si l'on exclut énergie et alimentation, l'inflation tombe à 2,4% (+0,1 point par rapport au cœur), illustrant le rôle dominant des prix de l'énergie dans le retournement observé.
Les auteurs du reportage lient directement cette remontée des prix de l'énergie à la reprise des hostilités au Moyen-Orient cet été, qui a soutenu les cours du pétrole. À court terme, la trajectoire de l'inflation paraît donc étroitement dépendante de l'évolution de ces tensions géopolitiques et des marchés énergétiques.

