Le panier RTL info – Testachats, qui mesure les prix de plus de 3 000 produits dans six grandes chaînes, affiche une décélération marquée de l'inflation alimentaire depuis le début de 2026. Après un pic en janvier à 3,64 %, l'inflation est passée sous 3 % en février puis a continué de reculer pour atteindre des taux négatifs en juin, juillet et août (-0,41 %, -0,63 %, -0,56 %).

Les baisses enregistrées cet été s'expliquent principalement par des mouvements sur les fruits et légumes : chou-fleur -9 %, pommes de terre -5 %, carottes -5 %, mangues -5 %, poires -13 %, bananes -6 %. Un printemps froid a retardé les productions, mais des récoltes favorables durant des périodes de moindre demande (vacances) ont pesé sur les prix. Toutefois, un été sec est signalé comme un risque pouvant inverser ces tendances pour certaines cultures.

D'autres catégories ont contribué à faire reculer l'inflation : crevettes -11 % et certains articles d'épicerie (ketchup -15 %, huiles de friture et huile d'olive -5 %). En contrepoint, quelques produits ont vu leurs prix monter cet été, notamment la bière (inflation de la sous-catégorie boissons alcoolisées à 3 %, bière à 8 % ce mois-ci) ainsi que le filet de cabillaud (+13 %) et la viande d'agneau (+11 %).

Testachats alerte cependant sur la fragilité de cette amélioration : les prix du gaz sur les marchés de gros ont fortement augmenté, passant d'environ 25–30 EUR/MWh en début d'année à environ 70 EUR/MWh récemment, et les stocks européens ne sont pas encore remplis. Étant donné le rôle central de l'énergie dans la production, le transport, le stockage et l'emballage des denrées, cette hausse pourrait se traduire prochainement par un renchérissement des prix alimentaires. Le suivi du panier se poursuivra, notamment dans un contexte où des modifications fiscales sont envisagées.