L’inflation marocaine présente un profil contrasté en août 2026. L’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8 % sur un mois, mais reste en baisse de 0,3 % sur un an selon les données du Haut-Commissariat au Plan citées. Cette combinaison montre une désinflation annuelle encore présente, malgré un choc récent sur certains postes.
L’alimentation a augmenté de 0,9 % en août mais reste en baisse de 3,9 % sur un an. Les poissons, fruits de mer, lait, fromage et œufs ont progressé de 2,8 % sur le mois, les viandes de 2,2 % et les légumes de 1 %. Les fruits ont à l’inverse reculé de 1,9 %. Sur les huit premiers mois de l’année, les prix alimentaires demeurent orientés à la baisse de 1,7 %.
Le principal facteur de tension est l’énergie. Les carburants ont bondi de 9,8 % en un seul mois, entraînant une hausse de 3,4 % des prix du transport. Sur un an, le transport progresse désormais de 7,3 %. L’inflation sous-jacente reste néanmoins limitée à 0,1 % sur un an, ce qui suggère que le choc demeure pour l’instant concentré.
Les écarts régionaux sont importants : Al Hoceïma et Agadir ont enregistré les plus fortes hausses mensuelles, respectivement 1,6 % et 1,4 %, tandis que Casablanca et Kénitra étaient autour de 0,5 %. La production des industries alimentaires a progressé de 5,7 % au deuxième trimestre, contribuant à amortir les tensions, mais la vulnérabilité énergétique reste un point de surveillance.
Les prochains mois permettront de savoir si la hausse des carburants reste isolée ou si elle commence à contaminer plus largement les prix des biens et services.
