Les frais paraissent souvent faibles lorsqu’ils sont exprimés en pourcentage.
Sur plusieurs décennies, leur impact peut pourtant devenir considérable.
Un contrat peut cumuler plusieurs catégories de coûts : frais sur versement, frais de gestion annuels, frais propres aux unités de compte et parfois frais d’arbitrage.
Certains contrats traditionnels prélèvent encore jusqu’à plusieurs pourcents lors de chaque versement.
À cela peuvent s’ajouter environ 0,75 % à 0,95 % de frais de gestion annuels sur certains supports.
Le problème vient des intérêts composés.
Un euro prélevé aujourd’hui ne manque pas seulement au capital cette année.
Il ne produira également aucun rendement pendant les vingt ou trente années suivantes.
L’écart entre deux contrats apparemment proches peut donc atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros sur une longue durée.
Avant de comparer les performances, un investisseur devrait donc commencer par analyser le coût total.
Un contrat légèrement moins performant mais beaucoup moins cher peut finalement laisser davantage d’argent à l’épargnant.
Les frais sont l’une des rares variables d’un investissement que l’on peut connaître presque à l’avance.

