La montée en puissance de l’industrie européenne de défense crée un nouveau type de risque.
Les entreprises qui fournissent des équipements à l’Ukraine deviennent elles-mêmes des cibles potentielles.
Le dossier des Échos décrit une multiplication des menaces pesant sur ces industriels.
Cyberattaques, espionnage, sabotage ou opérations d’influence peuvent désormais accompagner les conflits militaires traditionnels.
Pour les groupes de défense, la sécurité ne concerne donc plus uniquement leurs produits.
Elle concerne leurs usines, leurs systèmes informatiques, leurs fournisseurs et leurs salariés.
Cette évolution entraîne de nouvelles dépenses.
Mais elle peut également renforcer les barrières à l’entrée du secteur.
Les entreprises disposant déjà de systèmes de sécurité sophistiqués et de relations étroites avec les États peuvent bénéficier d’un avantage.
Pour les investisseurs, le secteur de la défense conserve une forte visibilité grâce à la hausse des budgets militaires.
Mais cette croissance s’accompagne d’un risque opérationnel et géopolitique beaucoup plus élevé qu’auparavant.


