La remontée des taux français ne concerne plus seulement l’État.
Le rendement de l’emprunt français à dix ans a franchi 5 %, un niveau inédit depuis 2002 selon le graphique publié par Les Échos.
Cette hausse se transmet progressivement au financement des entreprises.
Lorsqu’une société doit refinancer une dette arrivée à échéance, elle peut désormais devoir emprunter à un coût nettement supérieur à celui obtenu quelques années plus tôt.
Les entreprises très endettées sont logiquement les plus exposées.
Les groupes disposant d’un bilan solide, d’importantes liquidités ou de dettes à maturité longue bénéficient au contraire d’un avantage relatif.
Le graphique du dossier montre également une hausse importante du spread appliqué aux entreprises européennes par rapport à la dette souveraine.
Pour l’investisseur, le niveau de dette redevient donc un critère essentiel de sélection.
Dans un environnement de taux durablement élevés, deux entreprises affichant la même croissance peuvent connaître des trajectoires boursières très différentes selon leur structure financière.
La dette n’est plus seulement une ligne du bilan.
Elle redevient un facteur déterminant de valorisation.


