La confiance des ménages français se dégrade fortement.

L’indicateur présenté par Les Échos est retombé à son plus bas niveau depuis juin 2013.

Cette morosité intervient alors que plusieurs facteurs pèsent simultanément sur les ménages : inflation, remontée des taux d’intérêt et inquiétudes concernant le pouvoir d’achat.

Le problème est important pour l’économie française.

La consommation des ménages constitue l’un de ses principaux moteurs.

Lorsqu’un ménage devient pessimiste sur son avenir, il peut retarder l’achat d’une voiture, des travaux, un équipement important ou simplement augmenter son épargne de précaution.

Pour les entreprises, les conséquences peuvent être très différentes selon les secteurs.

La distribution discrétionnaire, l’automobile, l’ameublement ou les loisirs sont généralement plus sensibles à une baisse de confiance que les dépenses contraintes.

La situation peut aussi renforcer la préférence pour l’épargne liquide.

Pour les investisseurs, le moral des ménages n’est donc pas seulement un indicateur psychologique.

Une faiblesse durable peut progressivement se transformer en ralentissement des ventes et des résultats pour les entreprises les plus exposées à la consommation française.

Le véritable signal à surveiller sera désormais la durée de cette dégradation.