Malgré la hausse des taux et les inquiétudes concernant la France, les entreprises françaises continuent de trouver des financements sur les marchés.

Les Échos montrent que le marché primaire reste largement ouvert.

Les émissions obligataires permettent aux entreprises de diversifier leurs sources de financement au-delà du crédit bancaire.

Cette possibilité devient particulièrement précieuse lorsque les banques deviennent plus prudentes.

Les grandes entreprises disposant d’une bonne notation peuvent ainsi continuer à lever des milliards directement auprès des investisseurs institutionnels.

Le coût de cette dette a néanmoins augmenté.

Une entreprise refinançant aujourd’hui une obligation émise pendant la période de taux zéro peut subir une hausse significative de ses charges financières.

L’accès au marché ne signifie donc pas que le financement reste bon marché.

Pour les investisseurs, deux questions doivent être séparées.

La première est la capacité d’une entreprise à trouver du financement.

La seconde est le prix qu’elle doit payer pour l’obtenir.

Dans un environnement de taux élevés, les entreprises disposant d’un bilan solide et de maturités de dette bien réparties bénéficient d’un avantage considérable.