La série commence à devenir impressionnante.

Les volumes vendus par Michelin reculent désormais depuis dix-huit trimestres consécutifs.

Au troisième trimestre 2026, ils diminuent encore de 0,6 %.

Le recul est beaucoup plus faible que l’année précédente, mais le retour à la croissance attendu par le marché n’a toujours pas eu lieu.

Michelin parvient néanmoins à compenser cette faiblesse par le prix et le mix produit.

L’effet mix-prix a apporté environ 1,5 point de croissance au trimestre.

Les effets de change ont également été favorables.

Le chiffre d’affaires trimestriel progresse ainsi de 3,9 %, à 6,49 milliards d’euros.

Le marché du remplacement automobile montre quelques signes d’amélioration, mais l’équipement d’origine reste sous pression.

La situation nord-américaine est particulièrement contrastée.

Les segments liés aux consommateurs les plus aisés et aux véhicules premium résistent mieux que le reste du marché.

Michelin confirme néanmoins ses objectifs annuels, notamment un free cash-flow supérieur à 1,6 milliard d’euros.

Le dossier montre qu’une entreprise peut préserver sa rentabilité pendant longtemps malgré une baisse des volumes, à condition de conserver un fort pouvoir de fixation des prix.