Banco Santander poursuit une stratégie de diversification géographique particulièrement ambitieuse.

La première banque espagnole est aujourd’hui également l’une des plus grandes capitalisations bancaires de la zone euro.

Son modèle repose sur plusieurs marchés majeurs : Espagne, Brésil, Mexique, Royaume-Uni et États-Unis.

Le Brésil représentait à lui seul 13,9 % du bénéfice net du groupe au premier semestre 2026.

Santander cherche toutefois à réduire progressivement certains risques liés aux devises émergentes.

Après la cession de ses activités polonaises, le groupe a renforcé sa présence au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Il a notamment repris la banque britannique TSB pour 2,65 milliards de livres.

Cette diversification doit permettre au groupe d’améliorer sa rentabilité.

La rentabilité des fonds propres tangibles atteignait déjà 16,3 % en 2025. L’objectif est désormais de dépasser 20 % en 2028.

Le bilan reste parallèlement solide avec un ratio CET1 de 14,02 % au 30 juin.

Santander devient ainsi un cas intéressant parmi les grandes banques européennes : la croissance ne repose plus seulement sur les taux, mais également sur l’expansion géographique et les synergies issues des acquisitions.