Les obligations sont souvent considérées comme plus sûres que les actions.

Sur quelques années, cette affirmation peut avoir du sens.

Sur plusieurs décennies, la comparaison devient beaucoup plus complexe.

Les actions sont volatiles.

Une crise boursière peut provoquer une baisse importante en quelques mois.

Mais un investisseur disposant de vingt ou trente ans possède un avantage majeur : le temps nécessaire pour traverser plusieurs cycles économiques.

Les entreprises peuvent augmenter leurs bénéfices, leurs prix et leurs dividendes.

Elles disposent donc d’une capacité d’adaptation à l’inflation.

Les obligations offrent davantage de visibilité sur les flux futurs.

Mais leur valeur dépend des taux d’intérêt et de l’inflation.

Une obligation à taux fixe peut perdre une partie importante de son pouvoir d’achat si les prix progressent fortement.

La question n’est donc pas de déterminer quelle classe d’actifs est absolument la moins risquée.

Elle consiste à choisir celle qui correspond à l’horizon de l’investisseur.

Pour un besoin de liquidité à court terme, la volatilité des actions peut être problématique.

Pour un objectif situé plusieurs décennies plus loin, refuser toute volatilité peut créer un autre risque : ne pas obtenir suffisamment de rendement pour atteindre son objectif patrimonial.