Pendant plusieurs années, les investisseurs ont privilégié les grandes capitalisations mondiales et les valeurs technologiques.
Les petites et moyennes entreprises ont été largement délaissées.
Cette désaffection a créé des écarts de valorisation inhabituels.
Sur le marché français, certaines petites et moyennes capitalisations se négocient autour de dix à douze fois leurs bénéfices attendus, alors que les grandes valeurs du CAC 40 se situent davantage autour de quatorze à seize fois.
Cet écart peut créer un potentiel de rattrapage.
Les petites entreprises présentent également une caractéristique intéressante : elles sont généralement beaucoup moins suivies par les analystes.
Un gérant actif peut donc théoriquement identifier plus facilement des anomalies de valorisation que sur une entreprise étudiée quotidiennement par des dizaines de banques.
Mais la décote a une raison.
Les petites entreprises sont souvent plus endettées, moins liquides et plus sensibles au coût du crédit.
La remontée des taux les a donc particulièrement pénalisées.
Si les conditions financières s’améliorent, elles pourraient également être parmi les premières à rebondir.
Le retour des small caps n’est donc pas une certitude.
Mais après plusieurs années de sous-performance, leur valorisation recommence à attirer l’attention.


