L’or change progressivement de statut.

Pendant longtemps, le métal précieux était principalement considéré comme une valeur refuge.

Aujourd’hui, il retrouve également certaines caractéristiques d’un actif monétaire.

Le signe le plus visible vient des banques centrales.

Elles achètent environ 1.000 tonnes d’or par an en moyenne depuis plusieurs années.

La Chine et plusieurs pays émergents cherchent notamment à réduire leur dépendance au dollar et aux actifs financiers occidentaux.

La Pologne s’est également engagée dans une forte accumulation de réserves.

Pourquoi conserver autant d’or alors qu’il ne verse ni intérêt ni dividende ?

Parce qu’il ne constitue la dette de personne.

Une obligation dépend de la solvabilité d’un émetteur.

Une monnaie dépend des décisions d’une banque centrale.

L’or ne présente pas ces deux caractéristiques.

Cela ne signifie pas qu’il est sans risque.

Après une progression spectaculaire, il peut subir des corrections très importantes. Le dossier évoque notamment une baisse d’environ 25 % après une hausse de 50 %.

Le métal reste également très sensible aux taux d’intérêt et au dollar.

L’or peut donc jouer un rôle de diversification.

Mais une valeur refuge peut elle aussi devenir temporairement un actif spéculatif lorsque tout le monde cherche à l’acheter en même temps.