L'autorisation de Weltruza change le profil de risque de Medincell, mais ne garantit pas encore la réussite commerciale du traitement. Le médicament, développé avec Teva Pharmaceuticals, est une formulation injectable sous-cutanée à libération prolongée d'olanzapine, administrée une fois par mois contre la schizophrénie chez l'adulte.

Pour Jefferies, la décision de la FDA valide le principal levier de valeur de la biotech française. Les analystes estiment que le titre pourrait gagner de 20 % à 25 % à sa reprise de cotation. Leur recommandation reste à l'achat, avec un objectif de cours de 38 euros, présenté comme un potentiel de hausse de 53 % par rapport au niveau de référence retenu par la banque. Ces chiffres constituent une opinion d'analyste, pas une prévision certaine de marché.

L'intérêt de Weltruza tient notamment à son mode d'administration. Selon les informations publiées, le produit ne nécessite ni dose de charge ni complément oral au début du traitement. Il n'impose pas non plus la surveillance post-injection associée à un produit concurrent d'Eli Lilly. Jefferies considère que cette différence pourrait lever un frein important à l'adoption de l'olanzapine injectable à action prolongée.

Pour Medincell, Weltruza devient le deuxième traitement fondé sur sa technologie à recevoir le feu vert de la FDA, après Uzedy en 2023. L'accord avec Teva prévoit des royalties comprises entre 5 % et 9 % des ventes nettes. La société peut aussi recevoir jusqu'à 112 millions de dollars de paiements d'étapes de développement et commerciaux, dont 4 millions liés à l'autorisation américaine et jusqu'à 105 millions dépendant de seuils de ventes prédéfinis.

La prochaine étape sera commerciale. La valorisation dépendra du calendrier de lancement, du remboursement, de l'adoption par les prescripteurs et du rythme réel des ventes. Jefferies anticipe également une autorisation européenne et un lancement au premier semestre 2027, deux hypothèses qui restent à confirmer. Pour les investisseurs, l'autorisation réduit le risque réglementaire immédiat, mais déplace désormais l'attention vers l'exécution de Teva et la conversion des ventes en royalties pour Medincell.