Les principales places européennes ont suivi des trajectoires divergentes en début de séance. Après environ une heure et demie de cotation, le CAC 40 reculait de 0,53% à 7 856 points, alors que le DAX allemand avançait de 0,18% et que le FTSE 100 britannique gagnait 0,43%.
La sous-performance parisienne s’expliquait d’abord par Schneider Electric. Le titre perdait 7,85% après l’annonce du rachat de l’éditeur américain PTC pour 22,6 milliards de dollars. Le poids du groupe dans l’indice amplifiait mécaniquement le repli du CAC 40 et entraînait également Legrand, en baisse de 0,90%. Les valeurs du luxe et de la banque contribuaient aussi à la faiblesse de Paris, avec Hermès à -1,35% et BNP Paribas à -1,08%.
Le risque politique et budgétaire français renforçait la prudence. L’euro cédait 0,47% face au dollar, à 1,1202 dollar, son niveau le plus bas depuis 17 mois selon la source. Sur le marché obligataire, le rendement français à dix ans montait à 4,888%, tandis que son équivalent allemand reculait à 3,4299%. Cet écart traduit une différenciation croissante du risque souverain au sein de la zone euro.
Les indicateurs d’activité offraient pourtant un soutien partiel. Le secteur privé français est repassé en expansion, l’indice concerné progressant de 48,5 à 51,1, un sommet de 25 mois. L’Allemagne affichait 53,8 et la zone euro 53,1, son meilleur niveau depuis 41 mois.
Du côté des valeurs, Air Liquide gagnait 2,36% après avoir présenté son plan à horizon 2030. Genmab progressait de 4,05% sur des résultats cliniques jugés prometteurs, et Akzo Nobel gagnait 2,93% après la vente d’activités asiatiques à Nippon Paint. Le pétrole se repliait, avec le WTI à 89,50 dollars et le Brent à 101,04 dollars.
