Les marchés européens devraient ouvrir en légère hausse, avec des contrats à terme indiquant environ +0,19 % pour le CAC 40, +0,34 % pour le DAX, +0,25 % pour le FTSE et +0,17 % pour le Stoxx 600. Cette orientation positive reste fragile, car les investisseurs évaluent plusieurs signaux géopolitiques contradictoires.
Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine concernant les infrastructures énergétiques. Volodimir Zelensky a rapidement contesté cette présentation et Moscou n’avait pas réagi. Les marchés ne disposent donc pas encore d’une confirmation suffisamment solide pour intégrer une amélioration durable de l’approvisionnement énergétique.
Le pétrole a légèrement reculé, avec le Brent à 104,58 dollars le baril et le WTI à 91,27 dollars. L’annonce de livraisons russes de plus de 300 000 tonnes de diesel pourrait apporter un soulagement ponctuel, mais le secteur ne prévoit pas d’effet durable sur les prix. Les risques demeurent élevés au Moyen-Orient : le détroit d’Ormuz reste fermé et de nouvelles attaques ont touché l’aéroport de Ryad.
Les tensions énergétiques se combinent à un environnement monétaire exigeant. Les investisseurs anticipent une pause de la Réserve fédérale et de la Banque centrale européenne en octobre, suivie d’un possible nouveau relèvement avant la fin de l’année. Les rendements obligataires restent proches de niveaux rarement observés depuis plusieurs décennies. L’OAT française à dix ans évoluait autour de 4,8435 %, sur fond d’inquiétudes budgétaires avant l’examen du projet de loi de finances 2027.
La semaine sera dominée par l’inflation américaine et les résultats des grandes banques. Des marchés fermés au Japon et sur les obligations américaines peuvent réduire les volumes et amplifier certains mouvements. Pour les investisseurs, la légère hausse attendue ne doit donc pas masquer une configuration où pétrole, taux et géopolitique peuvent rapidement reprendre le dessus.


