Moderna et Merck ont annoncé des premiers résultats positifs de Phase 3 pour INTerpath-001, un vaccin anticancéreux personnalisé à ARN messager. L’étude a porté sur 1 137 patients traités après chirurgie pour un mélanome de stade IIB à IV. Chaque dose du vaccin cible jusqu’à 34 néoantigènes identifiés dans la tumeur du patient, en vue de diriger le système immunitaire contre ces mutations spécifiques.

Dans l’essai, la combinaison du vaccin personnalisé et du Keytruda (pembrolizumab) a prolongé la durée sans récidive par rapport au Keytruda seul et a également ralenti la propagation du cancer vers d’autres organes. Un essai antérieur intermédiaire avait déjà montré une réduction du risque de récidive ou de décès de 49 % à cinq ans, et la sécurité observée dans Phase 3 reste conforme aux études précédentes sans nouveau signal rapporté.

L’impact boursier a été immédiat : Moderna, qui clôturait mardi à 62,96 dollars, a vu son titre s’envoler en préouverture jusqu’à environ 122,51 dollars, soit un doublement momentané, tandis que Merck a pris environ 6 %. Le parcours de Moderna depuis le pic de 480 dollars en août 2021 avait été marqué par une chute de plus de 90 %, puis un redressement en 2026 lié à l’élargissement du pipeline et à l’approbation attendue d’un vaccin grippal.

Les entreprises prévoient de présenter les données complètes lors d’un congrès médical et d’engager des discussions avec les autorités réglementaires. Parallèlement, la même combinaison est étudiée dans neuf autres essais couvrant cancers du poumon, de la vessie et des reins, ce qui pourrait étendre l’impact clinique si ces études confirment les bénéfices observés.