En juillet, l’Indice des prix à la consommation (IPC) du Canada a atteint 3,0% en glissement annuel, contre 2,8% en juin, une progression amplifiée principalement par une hausse massive des prix de l’essence (+25,7% en glissement annuel, après +20,5% en juin). Sur une base mensuelle, l’IPC a augmenté de 0,5%. Les économistes tablaient sur 2,9%, légèrement en dessous du chiffre effectivement publié.
Hors essence, l’IPC a progressé de 2,2% pour le troisième mois consécutif, montrant que l’accélération est concentrée sur les carburants. La moyenne des mesures d’inflation sous-jacente privilégiées par la Banque du Canada a légèrement remonté à 1,95%, restant cependant sous la cible officielle de 2%, ce qui maintient une lecture modérée de l’inflation de base.
D’autres postes ont participé à la hausse: les voyages organisés ont bondi de 15,2% et le transport aérien de 12%, soutenus par une demande accrue liée à la Coupe du Monde et par la hausse des coûts du carburant aviation. Les prix alimentaires ont augmenté de 3,1% en glissement annuel (contre 3,9% en juin), marquant le 18e mois consécutif où l’inflation alimentaire dépasse l’inflation globale.
Le tableau s’éclaircit toutefois côté logement: l’inflation des coûts du logement n’a progressé que de 1,3%, son rythme le plus lent depuis mai 2020, et les coûts du logement évoluent à moins de 2% depuis le début de l’année, reflétant un marché immobilier atone. Au niveau provincial, l’Ontario s’est distinguée comme la seule province sans hausse de l’inflation en juillet, en grande partie grâce à des baisses du coût de remplacement pour les propriétaires et à des prix du gaz naturel plus faibles.

