La diplomatie autour de l’Iran reste au centre de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Le président iranien Massoud Pezeshkian doit prendre la parole alors que les États-Unis et l’Iran ont repris des contacts. La veille, l’émissaire américain Steve Witkoff avait rencontré le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, selon les informations rapportées.
Les discussions portent notamment sur le détroit d’Ormuz, dont la situation affecte fortement le marché de l’énergie. Téhéran a communiqué des conditions à une éventuelle réouverture du passage, tandis que les tensions régionales se sont également étendues à la mer Rouge et au détroit de Bab el-Mandab. Aucune conclusion diplomatique définitive n’a été annoncée, ce qui maintient une incertitude élevée pour les flux énergétiques et maritimes.
Un autre dossier majeur est l’intelligence artificielle. Une réunion du Conseil de sécurité doit être consacrée aux risques de l’IA pour la sécurité mondiale, avec la participation annoncée de dirigeants du secteur, dont Sam Altman, Dario Amodei et Clément Delangue. La coexistence de ces deux sujets à l’ONU illustre l’élargissement des enjeux de sécurité internationale, qui combinent désormais conflits géopolitiques, infrastructures critiques et technologies émergentes. Pour les marchés, l’Iran a un effet plus immédiat via l’énergie, tandis que les discussions sur l’IA s’inscrivent dans un horizon réglementaire plus long.
Les discussions sur l’IA au Conseil de sécurité ne constituent pas en elles-mêmes une nouvelle réglementation applicable aux entreprises. Leur intérêt réside dans la possibilité de faire émerger des principes communs sur les risques, les usages militaires ou la gouvernance. Toute conséquence économique devra être évaluée à partir des textes ou engagements formels qui pourraient suivre.
