Pour le deuxième jour consécutif, le Centcom américain a indiqué avoir frappé des sites liés au Corps des Gardiens de la Révolution — notamment des défenses aériennes, radars et installations maritimes — dans le cadre d’un conflit déclenché fin février et sans issue diplomatique. Les médias d’État iraniens font état d’au moins 11 morts : quatre lors d’une cérémonie de mariage dans le district de Sirik (sud-est) et sept dans la province du Khouzestan (ouest). Les Gardiens ont aussi annoncé quatre tués dans leurs rangs et trois dans la milice Bassidj.
Des images partagées par des comptes officiels ont montré d’importants dégâts sur le site du mariage, tandis que des proches, dont le père de la mariée, témoignent de la tristesse et du choc. Téhéran a qualifié l’attaque du mariage de « crime de guerre » et dénonce une « guerre illégale » menée par Washington, qui pour sa part affirme ne jamais cibler des civils. Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a accusé les États-Unis en des termes très durs.
L’Iran a revendiqué des frappes « tous azimuts » touchant Jordanie, Koweït, Bahreïn, Irak et Émirats, et prévenu qu’une « nouvelle stratégie » viserait à « briser les fondements » de l’ennemi, sans en préciser la nature. Des pays comme la Jordanie ont indiqué avoir intercepté des dizaines de missiles, et le Koweït et l’Irak ont rapporté des incidents — incendie dans un complexe résidentiel à Koweït City et explosions à Erbil selon les Gardiens.
Le détroit d’Ormuz reste un point névralgique : deux pétroliers ont pris feu après avoir heurté des mines selon Téhéran, et la zone voit désormais des revendications iraniennes de frais de passage contradictoires avec la position américaine. L’escalade a déjà pesé sur les marchés énergétiques : le Brent a repassé les 90 dollars, illustrant l’impact économique d’une reprise des hostilités. Les États-Unis ont accentué la pression par un blocus des ports iraniens et des sanctions secondaires visant les partenaires commerciaux de Téhéran, tandis que les autorités iraniennes appellent à réduire la consommation d’essence en raison de difficultés d’importation.


