Les métaux précieux ont démarré la semaine en hausse : l’or au comptant a gagné 0,7% à 4.408,12$ l’once, les contrats à terme sur l’or 0,6% à 4.464,30$, l’argent a progressé de 1,8% à 65,84$ et le platine de 1,8% à 1.749,15$. L’indice du dollar recule légèrement à environ 99,54, après une fin de semaine où l’or avait déjà pris près de 1%.
Les publications macro américaines ont pesé : la confiance des consommateurs a reculé pour la première fois en trois mois et les ventes au détail ont subi leur plus forte baisse mensuelle en plus d’un an. Ces chiffres ont atténué une partie de la pression en faveur d’un resserrement immédiat de la politique de la Réserve fédérale, mais n’excluent pas un risque d’inflation persistant.
Des tensions sur les voies maritimes ont ajouté un risque d’offre énergétique : plusieurs navires ont été attaqués dans le détroit d’Hormuz et certains ont désactivé leurs transpondeurs. Les États-Unis préparent des mesures supplémentaires contre l’Iran, tandis qu’Iran et Oman paraissent proches d’un accord régional, sans implication américaine directe. Toute nouvelle hausse du pétrole pourrait raviver l’inflation et compliquer la marge de manœuvre de la Fed.
Les perspectives de l’or restent portées par la demande des investisseurs et des banques centrales. ANZ anticipe une trajectoire en trois étapes pour l’or et voit le métal atteindre 5.200$ l’once d’ici la fin de l’année. Les banques centrales ont acheté 244 tonnes au T1 2026, le plus haut depuis fin 2024, la Chine ajoutant 8 tonnes en avril, sa plus grosse prise mensuelle depuis décembre 2024.
Les marchés attendent par ailleurs la publication des minutes de la réunion de la Fed de juillet, mercredi, pour des indices supplémentaires sur l’orientation des taux et le calendrier d’un éventuel assouplissement monétaire.

