L’or a enchaîné les records au cours des douze derniers mois, avec une progression proche de 25 % et un passage au-dessus de 5 000 dollars l’once. Ce mouvement s’inscrit dans un environnement marqué par les tensions géopolitiques, les interrogations sur les dettes publiques, la volatilité des devises et une demande persistante d’actifs considérés comme protecteurs.

Pour un investisseur, la question n’est pas seulement de savoir si le métal peut encore monter. Il faut surtout déterminer le rôle recherché dans le portefeuille. L’or ne verse ni dividende ni coupon. Sa performance dépend donc de son prix futur, des taux réels, du dollar, des achats des banques centrales et du niveau d’aversion au risque.

Après une hausse rapide, un achat en une seule fois accroît le risque de subir une correction de court terme. Une exposition progressive peut réduire ce risque de calendrier. Elle ne supprime toutefois ni la volatilité du métal ni celle du support choisi, notamment lorsqu’un ETF est libellé dans une autre devise.

L’or peut conserver une fonction de diversification face aux actions et aux obligations, mais il ne protège pas systématiquement contre toutes les baisses de marché. Sa pondération doit rester cohérente avec l’horizon, la tolérance au risque et les autres actifs déjà détenus.

Avant d’investir, il convient enfin de comparer les coûts et contraintes des différentes solutions : écart achat-vente et conservation pour l’or physique, frais de gestion et risque de structure pour les produits cotés, ainsi que fiscalité applicable à chaque support.