Les prix de l’or ont peu évolué lundi, XAU/USD affichant 4.426,93$ l’once et les contrats à terme proches de 4.473,66$. Le marché a réagi à des chiffres de l’emploi américain meilleurs que prévu — 162.000 créations d’emplois en août avec un taux de chômage stable — qui ont fait monter à environ 60% la probabilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale lors de la réunion des 15-16 septembre.
Parallèlement, les tensions géopolitiques se sont ravivées après que l’Iran a déclaré avoir visé trois pétroliers dans le détroit d’Ormuz et plusieurs navires liés aux États-Unis, en représailles à des attaques américaines. Ces incidents ont soutenu les cours du Brent autour de 97$ le baril et ravivé les inquiétudes sur les flux énergétiques via ce passage stratégique, un facteur susceptible d’alimenter les pressions inflationnistes.
Le dollar a également gagné du terrain (US Dollar Index à 99,09), rendant l’or libellé en dollars plus coûteux pour les acheteurs étrangers et constituant un frein supplémentaire au métal. Après une semaine volatile, l’or a clôturé pratiquement inchangé la semaine dernière à 4.429$, sous la moyenne mobile à 200 jours située près de 4.526$, ce qui a créé une faiblesse technique à court terme.
Du côté des perspectives, certains acteurs comme Tony Sycamore d’IG estiment que l’or a formé une base fin juin près de 3.942$ et privilégient les achats sur repli, visant potentiellement 5.000$ à moyen terme. Jefferies a pour sa part identifié trois scénarios susceptibles de propulser le métal au-dessus de 5.000$, sans que l’article ne détaille ces scénarios.
Les investisseurs attendent désormais les données sur les prix à la consommation aux États-Unis, attendues plus tard dans la semaine, qui pourraient fournir un signal important pour la Fed et pour la trajectoire des métaux précieux.