Les indices mondiaux ont reculé significativement mercredi : le CAC 40 a cédé 1,94% à 8 157 points, le S&P 500 et le Nasdaq ont aussi perdu du terrain. Le moteur principal de ce repli est la forte remontée du pétrole, alimentée par la reprise des hostilités au Moyen-Orient, qui ranime les craintes d’une inflation soutenue et pèse sur le sentiment risque.
La BCE devrait relever son taux directeur de 0,25 point à 2,50% selon les anticipations du marché, mais l’attention se porte sur l’après : Christine Lagarde doit préciser l’ampleur et la durée possibles de nouvelles hausses alors que l’inflation en zone euro reste à 3,3% malgré une économie loin de la surchauffe. Les marchés cherchent à savoir si la hausse de demain sera suffisante ou si le choc énergétique obligera la BCE à prolonger une politique plus restrictive.
Les tensions se lisent aussi au niveau sectoriel et individuel. Novartis a plongé de près de 11% à Zurich après l’échec d’un essai de phase III sur del-desiran, fragilisant la logique financière du rachat d’Avidity Biosciences et posant la question de la solidité future du portefeuille médicaments. Dans le luxe, LVMH et Kering sont sous pression après une révision à la baisse des perspectives de HSBC, pointant une reprise de la maroquinerie et de la mode plus lente que prévu.
Du côté des small caps, Lumibird a profité d’une cession d’activité médicale à IPG Photonics pour 300 millions d’euros, avec un dividende exceptionnel important destiné aux actionnaires et un recentrage sur la photonique industrielle et défense. Sur le front macro, vendredi sera crucial avec la publication de l’inflation américaine d’août, tandis que des adjudications de dette américaine à long terme testeront l’appétit pour les obligations face à la hausse des rendements.


