Le CAC 40 reculait de 0,97 %, soit 78,71 points, à 8 039,07 points vers 10 h 00 à Paris le 15 septembre, après une baisse de 0,76 % la veille. La prudence restait alimentée par le renchérissement de l’énergie et la tension persistante sur les marchés obligataires.
À la même heure, le Brent gagnait 1,97 % à 107,76 dollars le baril. Le marché réagissait aux tensions au Moyen-Orient, notamment aux revers subis par les forces gouvernementales yéménites et leur allié saoudien face aux Houthis, ainsi qu’aux attaques visant des infrastructures pétrolières saoudiennes. Ces événements renforcent les inquiétudes sur les voies d’approvisionnement et entretiennent les anticipations d’inflation.
Sur le marché obligataire, le rendement français à dix ans montait à 4,53 %, contre 4,47 % à la clôture précédente, son niveau le plus élevé depuis 2008. Son équivalent allemand atteignait 3,56 %, contre 3,51 % la veille. L’écart entre les deux taux s’établissait ainsi à 0,97 point de pourcentage, contre environ 0,85 point au début de septembre. Aux États-Unis, le dix ans atteignait 5,03 %, un sommet depuis juillet 2007.
Les investisseurs attendaient aussi le début de la réunion de la Réserve fédérale américaine. Une majorité du marché anticipait une hausse de taux, qui serait la première depuis juillet 2023, même si cette perspective ne faisait pas l’unanimité parmi les analystes.
Le secteur technologique restait sous pression, mais avec des mouvements plus contenus que la veille. Vers 10 h 10, STMicroelectronics perdait 0,80 % à 41,37 euros, Soitec 1,26 % à 121,65 euros, Schneider Electric 0,37 % à 271,15 euros et Legrand 0,11 % à 132,20 euros.


