Les actions britanniques ont retrouvé de l’élan vendredi après une semaine dominée par les tensions sur l’énergie et les taux. Vers 10h45 GMT, le FTSE 100 progressait de 0,7 % à 10 516,25 points, tandis que le FTSE 250, davantage exposé à l’économie domestique, avançait de 1,2 %. Les deux indices se dirigeaient ainsi vers un gain hebdomadaire modeste.
Le reflux des cours pétroliers a détendu les anticipations d’inflation et réduit une partie de la pression exercée sur les entreprises consommatrices d’énergie. Dans le même temps, les rendements des gilts à dix et trente ans ont reculé après avoir atteint plus tôt dans la semaine des sommets observés depuis plusieurs décennies. Cette détente du coût du capital a favorisé les valeurs sensibles aux taux et les moyennes capitalisations.
La séance restait toutefois très contrastée. Vodafone, Airtel Africa et BT Group cédaient entre 2,5 % et 5,4 %, les investisseurs réévaluant le risque concurrentiel lié aux ambitions de Starlink Mobile. SSP Group reculait de 4 % après avoir annoncé un bénéfice d’exploitation annuel légèrement inférieur à sa précédente prévision. À l’inverse, Morgan Advanced Materials gagnait 8,7 % après un relèvement de recommandation de RBC, qui met en avant son recentrage et son exposition accrue à l’aérospatiale et à la défense.
L’introduction d’Airtel Money a débuté au prix de 1,96 livre, identique à son prix d’offre. Ce démarrage stable constitue un test pour le marché londonien des introductions en Bourse. Pour les investisseurs, la séance confirme surtout que le FTSE reste très dépendant du couple pétrole-taux : une détente simultanée soutient l’indice, mais les risques propres aux télécoms et aux entreprises décevant sur leurs résultats restent pleinement sanctionnés.


