La séance parisienne est hésitante : vers 10h40 le CAC 40 recule de 0,09% à 8 642,75 points, poursuivant une légère consolidation après une baisse de 0,28% la veille (clôture à 8 650,56 pts). Les investisseurs digèrent des signes d'apaisement sur l'inflation américaine — l'indice des prix à la production (PPI) est resté stable en juillet et le CPI publié mercredi a montré une légère baisse — ce qui réduit la probabilité de nouvelles hausses de taux de la Fed à court terme.

Plusieurs acteurs du marché relativisent toutefois ces lectures : Andreas Lipkow (CMC Markets) rappelle que les chiffres ont été relevés alors que les prix de l'essence baissaient, ce qui atténue leur portée. Le pétrole constitue toujours un facteur de prudence. Patrick Munnelly (Tickmill Group) note que, même si le pétrole ne domine plus autant les marchés, les investisseurs suivent de près les niveaux de prix du brut et la prime de risque liée au détroit d'Ormuz reste présente.

Les tensions géopolitiques s'intensifient avec les déclarations du secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, qui menace d'un isolement économique inédit pour l'Iran et annonce de nouvelles mesures attendues « la semaine prochaine », en plus du blocus dans le détroit d'Ormuz. Munnelly souligne que le fait que les actions tiennent malgré ce risque montre que, pour l'instant, les marchés favorisent l'amélioration des données d'inflation aux risques géopolitiques, mais avertit que cet équilibre pourrait basculer si l'énergie regainait ses récents sommets.

Sur le plan sectoriel, Valneva se distingue fortement : le titre bondit de 22,04% à 3,00 euros après l'annonce que l'EMA a accepté d'examiner la demande conjointe de Valneva et Pfizer pour un vaccin expérimental contre la maladie de Lyme. Le candidat-vaccin avait montré une efficacité supérieure à 70% lors d'un essai, mais l'étude n'avait pas atteint son critère statistique principal faute de cas suffisants, provoquant auparavant une forte chute du titre.