La Bourse de Paris a ouvert en baisse mercredi, rattrapée par le retour du risque pétrolier et obligataire. Vers 9h40, le CAC 40 reculait de 0,68 % à 7 810,30 points, après avoir gagné 0,40 % la veille.
Le Brent de la mer du Nord repassait au-dessus de 100 dollars, à 101,29 dollars le baril, en hausse de 0,71 %. Les marchés avaient d’abord accueilli favorablement le redressement des exportations de pétrole des pays du Golfe. La poursuite des attaques dans la région a toutefois ravivé les craintes sur l’approvisionnement. Les Houthis du Yémen ont affirmé avoir visé l’aéroport de Riyad, après l’interception annoncée d’un missile au nord de la capitale saoudienne.
Cette tension énergétique se transmet au marché obligataire par le canal de l’inflation. Le rendement de l’emprunt français à dix ans montait à 4,85 %, contre 4,75 % mardi soir. L’écart avec le Bund allemand atteignait 1,35 point de pourcentage, après 1,28 point la veille. La France apparaît particulièrement exposée en raison de ses niveaux de dette et de déficit, alors que les débats sur le budget 2027 s’annoncent difficiles.
Dans ce climat défavorable, Orange se distinguait avec une hausse de 1,35 % à 14,25 euros. JPMorgan estime que l’opérateur pourrait dépasser les attentes lors de la publication de ses résultats du troisième trimestre, prévue le 27 octobre. Pour les investisseurs, la séance illustre ainsi un marché dominé par les variables macroéconomiques, mais où les catalyseurs propres aux entreprises continuent de créer des écarts de performance.


