La séance de mardi a vu le CAC 40 céder 0,39% à 8 301,85 points, après une baisse de 0,79% la veille (clôture à 8 334,50 points). Les investisseurs ont sanctionné les valeurs sensibles à l’énergie et aux coûts de financement dans un contexte où le pétrole Brent évolue autour de 92 dollars le baril et où les tensions géopolitiques au Moyen‑Orient se ravivent.
Selon Daniela Hathorn (Capital.com), le regain de tensions entre les États‑Unis et l’Iran a recréé une prime de risque sur le pétrole, réveillant les inquiétudes sur l’impact d’une hausse des prix de l’énergie sur la croissance et l’inflation. À cela s’ajoute la hausse des taux: l’emprunt d’État français à 10 ans a progressé à près de 4,21% mardi soir (contre 4,17% lundi), tandis que le Bund allemand atteignait environ 3,34% (vs 3,32% la veille), amplifiant la volatilité des marchés actions.
Les secteurs industriels et le luxe ont été particulièrement touchés. Stellantis a perdu 2,60% à 4,64 euros et Renault 2,39% à 29,01 euros; Saint‑Gobain a reculé de 2,35% à 76,48 euros et ArcelorMittal de 0,56% à 63,74 euros. Alexandre Baradez (IG France) relie la nervosité du marché à la question des taux et au risque inflationniste.
À l’inverse, les pétrolières ont bénéficié de la hausse du brut: TotalEnergies a gagné 2,75% à 77,61 euros et Maurel & Prom 1,64% à 8,05 euros. Le luxe a souffert, Kering cédant 2,70% à 247,20 euros, Hermès 2,44% à 1 542,50 euros, LVMH 1,83% à 445 euros et L’Oréal 1,39% à 379,35 euros, la région Moyen‑Orient étant un marché clé pour ces groupes.
La combinaison d’un pétrole plus cher, d’inflation remontée en zone euro et de taux en hausse alimente des anticipations d’un nouveau resserrement monétaire de la BCE la semaine prochaine, renforçant la prudence des investisseurs.


