La Bourse de Paris a repris 0,40 %, soit 30,97 points, pour terminer à 7 865,07 points après un recul de 0,80 % la veille. Le marché a bénéficié de deux facteurs d’apaisement : la baisse des cours du pétrole et le reflux des rendements obligataires.
Le pétrole a reculé alors que l’augmentation des exportations au Moyen-Orient a rassuré les opérateurs, malgré le blocage du détroit d’Ormuz. Cette détente a limité la crainte d’un choc énergétique immédiat, un élément favorable aux entreprises consommatrices d’énergie et, plus largement, aux anticipations d’inflation.
Sur le marché obligataire, le rendement français à dix ans a baissé de 0,10 point de pourcentage à 4,75 %. L’écart avec le taux allemand s’est réduit à 1,28 point, contre 1,36 point auparavant. Cette amélioration relative intervient dans un contexte de défiance persistante autour de la situation politique française et du budget 2027, à l’approche de l’élection présidentielle.
Le repli des taux reflète aussi des indicateurs économiques décevants en Europe. Les commandes industrielles allemandes d’août ont été moins bonnes qu’attendu. En Espagne, la production manufacturière n’a progressé que de 1,5 % sur un an, contre 2,5 % précédemment. Pour les marchés, une activité plus faible réduit la probabilité d’un nouveau relèvement des taux par la Banque centrale européenne. Ce soutien obligataire s’accompagne néanmoins d’un risque : un ralentissement plus marqué pèserait sur les résultats des entreprises.
Les mouvements sectoriels ont été contrastés. Alstom a gagné 4,79 % à 16,18 euros après une commande de Hanoï portant sur 83 trains, dont 117 voitures doivent être assemblées au Vietnam. Schneider Electric a perdu 4,51 % à 260,50 euros, le marché accueillant avec scepticisme un projet d’acquisition de PTC dépassant 20 milliards d’euros.
La séance illustre ainsi un équilibre fragile : la détente du pétrole et des taux favorise les actions, mais elle repose en partie sur des signaux de faiblesse économique.


