La séance du 4 septembre a vu le CAC 40 reculer de 0,09% pour clôturer à 8 278,77 points, après une journée marquée par la réaction aux données de l'emploi américain. Le taux de chômage est resté à 4,1% et les créations nettes d'emploi ont atteint 162 000, soit le triple des attentes des marchés, ce qui a recentré les anticipations sur la trajectoire des taux américains.
Les investisseurs se préparent désormais à la publication imminente de l'indice des prix à la consommation (CPI) pour août aux États-Unis, considéré comme déterminant pour la décision de la Réserve fédérale en matière de taux. Selon les commentaires relayés, sans recul significatif de l'inflation, un relèvement des taux en septembre est perçu comme probable, renforçant la nervosité des marchés.
En zone euro, l'inflation sur un an à 3,3% en août a déjà conduit les marchés à intégrer un durcissement supplémentaire de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Cette divergence potentielle entre trajectoires de taux pèse sur les actifs risqués et oriente les flux, mais n'a pas empêché certaines valeurs de tirer leur épingle du jeu.
Sectoriellement, les semi-conducteurs ont soutenu la cote: Soitec a bondi de 3,89% et STMicroelectronics a progressé de 1,77%. Les valeurs liées à l'infrastructure électrique, bénéficiaires indirectes de l'essor de l'intelligence artificielle, ont aussi performé, à l'image de Legrand (+3,26%). En revanche, des poids lourds des solutions informatiques traditionnelles ont reculé fortement, notamment Dassault Systèmes (-6,49%) et Capgemini (-3,27%).


