La Bourse de Paris a terminé la séance du 23 septembre sur une note prudente. Le CAC 40 a reculé de 0,39 % à 8 123,41 points, après une progression de 0,20 % la veille. Le regain de tension sur l’énergie a pesé sur le climat de marché, le Brent ayant de nouveau dépassé 100 dollars le baril dans un contexte toujours incertain au Moyen-Orient.

Le mouvement le plus marqué est venu du marché obligataire. Le rendement de la dette française a progressé de 0,15 point de pourcentage à 4,65 %, son plus haut niveau depuis 2008. Le rendement allemand comparable a atteint 3,55 %, contre 3,46 % la veille. L’écart entre les deux signatures s’est ainsi porté à 1,10 point de pourcentage, contre 1,04 point la veille, un niveau qui n’avait plus été observé depuis 2012.

La hausse du pétrole entretient les préoccupations inflationnistes, alors que les investisseurs surveillent simultanément la trajectoire budgétaire française et les perspectives de taux en zone euro. Les données d’activité ont ajouté un élément supplémentaire à cette équation : l’indice PMI Flash a signalé en septembre la plus forte croissance du secteur privé de la zone euro depuis avril 2023. Une activité plus robuste peut soutenir les bénéfices des entreprises, mais elle peut aussi retarder la détente des taux si elle s’accompagne de nouvelles pressions sur les prix.

La fin de séance montre aussi que le soulagement observé en matinée n’a pas tenu face à la remontée des rendements. Le contraste entre un PMI plus solide et des marchés sous pression rappelle qu’une bonne donnée de croissance peut devenir défavorable aux actions lorsqu’elle alimente simultanément les anticipations d’inflation et de taux.