Le moral des ménages américains s'est nettement détérioré en septembre. L'indice final de confiance de l'Université du Michigan s'est établi à 48,1, contre 51,7 en août. Le chiffre est légèrement supérieur à l'estimation préliminaire de 47,8 et au consensus de 47,6, mais il reste au plus bas depuis quatre mois.

Depuis janvier, l'indice a reculé d'environ 15 %. L'enquête montre également une dégradation d'environ 10 % de l'appréciation des ménages sur leur situation financière actuelle et sur celle qu'ils anticipent pour l'année à venir. La hausse des prix apparaît comme une préoccupation centrale, dans un contexte où le pouvoir d'achat reste sous pression.

Le signal le plus sensible pour les marchés concerne les anticipations d'inflation. Celles à un an sont passées de 4,0 % en août à 4,6 % en septembre, contre 3,4 % en février. Les anticipations à cinq ans ont également légèrement progressé à 3,4 %, après trois mois consécutifs à 3,3 %.

Pour les investisseurs, cette combinaison est inconfortable : une confiance plus faible suggère un risque pour la consommation, tandis que des anticipations d'inflation plus élevées peuvent inciter la Réserve fédérale à maintenir une politique monétaire restrictive. Les prochaines données de consommation, d'emploi et d'inflation permettront de déterminer si la dégradation du sentiment commence à se traduire dans l'activité réelle.