Selon le Wall Street Journal cité par Investing.com, plusieurs conseillers influents de la Maison-Blanche ont évoqué en privé la possibilité que la guerre entre les États-Unis et l’Iran se prolonge jusqu’à la fin du mandat présidentiel en janvier 2029. Parmi eux figurent le vice-président JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio, dont les propos diffèrent nettement du discours officiel répété par Donald Trump et ses porte-parole.
En public, Trump affirme que le conflit « prendra fin immédiatement » après les élections de mi-mandat de novembre, mais en coulisses des responsables de premier plan admettent que la campagne militaire a déjà largement dépassé les prévisions initiales. L’opération, prévue à l’origine pour durer quatre à six semaines selon les objectifs initiaux de l’administration, approche des sept mois en septembre, signe d’un conflit plus long et potentiellement indéfini.
Cette prolongation a des conséquences économiques concrètes : les prix du pétrole ont franchi la barre des 100 $ le baril cette semaine, alimentés par la reprise des opérations militaires entre Washington et Téhéran. Parallèlement, la guerre alimente une montée de la colère populaire autour du coût de la vie, un facteur que les analystes estiment capable d’affecter les perspectives électorales du parti républicain aux midterms.
Le contraste entre messages publics rassurants et évaluations privées plus pessimistes souligne les tensions internes au sein de l’administration sur la stratégie et l’horizon du conflit. Le rapport du WSJ, relayé par Investing.com, met en lumière une divergence stratégique qui pourrait peser sur la communication politique et les décisions opérationnelles dans les mois à venir.

