Lors d’une conférence de presse à Schaan, au Liechtenstein, le ministre allemand des Finances Lars Klingbeil a expliqué que « la hausse des taux d’intérêt observée ces derniers jours et ces dernières semaines » provient de « l’incertitude mondiale déclenchée par la guerre de Donald Trump contre l’Iran ». Il a tenu ces propos aux côtés d’autres ministres des Finances germanophones, reliant explicitement l’évolution des marchés de taux à l’aggravation géopolitique.
Le rendement de l’obligation d’État allemande à 30 ans a atteint la semaine dernière 3,79%, son plus haut niveau depuis 2011, selon la dépêche. Klingbeil met en avant le rôle des risques d’inflation alimentés par l’impasse prolongée au Moyen-Orient après que, le 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre contre l’Iran. Ces événements ont directement pesé sur les anticipations des investisseurs en matière de taux courts et longs.
En représailles à l’attaque initiale, l’Iran a rapidement fermé de facto le détroit d’Ormuz, voie essentielle au transport maritime mondial d’hydrocarbures, ce qui a provoqué une flambée des cours du pétrole. Les prix du brut restent à un niveau élevé, « à plus de 90 dollars le baril », la dépêche soulignant l’absence de progrès vers une résolution du conflit et les menaces répétées d’escalade de la part des deux belligérants qui affirment contrôler le détroit.
Le propos de Klingbeil figure dans un contexte où les incertitudes géopolitiques se répercutent sur les marchés obligataires et sur les prix de l’énergie, selon le reportage. La traduction et la mise en forme proviennent d’une dépêche Reuters relayée par Boursorama.

