Les Bourses européennes ont clôturé dans le rouge jeudi sous l’effet combiné de la hausse du pétrole et d’une nouvelle tension sur les marchés obligataires. Le Stoxx Europe 600 a perdu 0,55 % à 646,43 points. À Paris, le CAC 40 a reculé de 0,5 % et le SBF 120 de 0,6 %. Le DAX 40 allemand a abandonné 0,5 % et le FTSE 100 britannique 0,2 %.
La principale source de pression venait du brut. Vers 17 h 50, le contrat de novembre sur le Brent gagnait 4,1 % à 102,15 dollars le baril. Cette progression alimente les inquiétudes inflationnistes et se répercute sur les taux. Le rendement du Bund allemand à 10 ans progressait de plus de 3 points de base, proche de 3,60 %, tandis que l’OAT française de même échéance gagnait 8 points de base à 4,72 %.
La tension française est particulièrement marquée. Le rendement à 10 ans a augmenté d’environ 60 points de base en un mois et se situe à son plus haut niveau depuis 2008. L’écart avec le Bund allemand a atteint 113 points de base, un niveau qui n’avait plus été observé depuis la crise de la zone euro en 2012. Sur les changes, l’euro reculait légèrement de 0,1 % face au dollar, à 1,1375.
Les indicateurs économiques ont envoyé des signaux contrastés. En France, le climat des affaires de l’Insee est retombé à 96 en septembre contre 98 en août. En Allemagne, l’indice IFO a progressé à 89,9 contre 88,8, dépassant légèrement les attentes. Parmi les valeurs, Schneider Electric a perdu 1,2 % après l’annonce de son projet d’acquisition de Shelly Group pour 1,2 milliard d’euros, tandis que LVMH est resté quasiment stable.
