Cameron Winklevoss, cofondateur de Gemini, invite les investisseurs à voir la chute récente du Bitcoin comme une « machine à voyager dans le temps » : un point d'entrée équivalant à une réduction d’environ 50 % par rapport au sommet de l’an dernier. Le BTC a atteint 126 080 $ le 6 octobre 2025 et s’échange désormais autour de 64 231 $, la capitalisation approchant 1 290 milliards de dollars, d’après BeInCrypto.

Winklevoss attribue cette faiblesse principalement à la concurrence pour les capitaux : les flux se seraient massivement dirigés vers les actions liées à l’intelligence artificielle, au détriment d’actifs risqués comme le Bitcoin. Le graphique des prix montre une cassure baissière notable en février 2026, depuis laquelle le BTC évolue sous les 80 000 $. Il propose que les niveaux actuels permettent d’acheter des prix qui semblaient inaccessibles il y a douze mois.

Toutefois, le constat n’est pas univoque. Une étude citée place le plancher du cycle baissier autour de 47 000 $. La demande institutionnelle paraît contenue : les ETF spot Bitcoin ont enregistré 390 millions de dollars de sorties la semaine dernière. De plus, la rotation inverse — des capitaux revenant des titres IA vers la crypto — pourrait soutenir les prix, tandis qu’une vente généralisée sur les actifs risqués tirerait probablement le BTC vers le bas dans un premier temps.

Le parcours des jumeaux Winklevoss introduit une nuance stratégique : en mars, ils ont transféré 130 millions de dollars en BTC vers des wallets Gemini, mouvement interprété par certains analystes comme une préparation à la vente. Gemini lui-même a souffert de la correction : une réduction d’environ 30 % des effectifs et une perte de 585 millions de dollars en 2025.

Malgré ces tensions, le Bitcoin a montré une certaine résilience cette semaine, s’affranchissant de la tendance boursière américaine lundi pour repasser la barre des 64 000 $ à la veille du compte rendu de la Fed. Winklevoss conclut en suggérant que l’évolution des marchés et la décision des investisseurs institutionnels détermineront si ce « retour vers le futur » se confirme.