La Maison-Blanche tiendra mercredi prochain une rencontre rassemblant des dirigeants du secteur des actifs numériques et des marchés de prédiction, une réunion dont la liste finale des invités n'est pas encore fixée et qui pourrait inclure des acteurs de la finance traditionnelle. Ce sommet précède de 24 heures une réunion organisée par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), offrant à Washington deux jours consécutifs d'échanges avec l'industrie sur l'encadrement réglementaire.
La CFTC ouvrira le 20 août la première session de son comité consultatif sur l'innovation, composé de 35 membres, créé pour conseiller l'agence sur les enjeux technologiques, juridiques et politiques. Parmi les membres cités figurent Shayne Coplan (Polymarket), Tarek Mansour (Kalshi), Brian Armstrong (Coinbase) et Brad Garlinghouse (Ripple), ainsi que des dirigeants de CME Group, Nasdaq, DraftKings et FanDuel. La présence de ces profils illustre l'importance des discussions à venir pour les marchés dérivés et les contrats liés à des événements réels.
Le calendrier intervient alors que le débat législatif avance avec le Digital Asset Market CLARITY Act, qui redessine la répartition de la supervision entre la SEC et la CFTC et durcit le test pour qualifier un actif de valeur mobilière. Le texte a été approuvé par le comité bancaire du Sénat en mai par 15 voix contre 9, mais l'adoption en séance plénière reste incertaine en raison de la nécessité d'obtenir 60 voix pour lever un filibuster. Les parlementaires reviendront en septembre, et le chef de la majorité John Thune a indiqué vouloir accélérer l'examen.
En parallèle, la SEC élabore ses propres règles comme solution de repli, tandis que des décisions judiciaires récentes, notamment un jugement favorable à Kalshi permettant la poursuite d'échanges dans le Minnesota, montrent que la régulation de ces plates-formes fait déjà l'objet de contentieux et d'interprétations contrastées entre États et fédéral. Les acteurs réclament avant tout un meilleur accès à l'administration fédérale, plus accessible à court terme que la voie législative.


